Littérature des judéo-chrétiens ou Ébionites

La littérature des judéo-chrétiens ou Ébionites encore accessible aujourd’hui est l’évangile de Barnabé écrit en ancien italien, qui a été entre temps traduit en plusieurs autres langues, et la littérature clémentine.
L’original de la littérature clémentine a été rédigé sous forme de roman par un consul romain nommé Flavius Clément, il est apparenté à l’empereur romain Domitien qui a régné de 81 à 96 apr. J.-C.
Cette littérature est connue seulement par un nombre restreint de personnes (spécialistes) et elle est aujourd’hui accessible qu’en traduction anglaise.
Dans le passé, ce consul avait été confondu avec Clément, le premier évêque de Rome, car les deux portaient le même nom et avaient vécu à Rome.
On a d’abord supposé que l’auteur de la littérature clémentine était l’évêque Clément de Rome (92-102 apr. J.-C.).
Après avoir découvert que Flavius Clemens était le véritable auteur, on lui a donné le nom étrange de « pseudo-Clément ».
Flavius Clemens était un contemporain des apôtres Pierre et Barnabé. Il écrit comment il a rencontré l’apôtre Barnabas à Rome, pendant que celui-ci prêchait l’évangile de Jésus sur une place publique. Il a écouté attentivement le discours de Barnabé. Cette nouvelle religion lui plaisait, il a ensuite invité Barnabé chez lui pour que ce dernier la lui expliquera en détails. Il s’est donc décidé de se convertir au christianisme monothéiste des judéo-chrétiens. Ensuite il a convenu avec Barnabé de le rencontrer encore une fois en Palestine pour que celui-ci lui présentera l’apôtre Pierre.
Flavius Clément a donc voyagé en Palestine où il a fait connaissance de Pierre. Ensuite il a fréquemment accompagné Barnabé et Pierre pendant leurs voyages de mission chrétienne au Proche-Orient et il a noté les prêches de Pierre et ce qu’il a vécu avec ces deux apôtres. 
La doctrine centrale de la littérature judéo-chrétienne, que ce soit la littérature clémentine ou l’évangile de Barnabé, est l’accent mis sur l’unicité de Dieu, Jésus est un homme mortel, messager de Dieu et prophète , et elle exige des croyants de vivre conformément aux règles de la Thora.
Si parfois Jésus est représenté comme « fils de Dieu », c’est uniquement au sens figuré, c’est à dire « ami de Dieu » comme c’était le cas dans l’Ancien Testament de la Bible. Il n’est jamais considéré comme un dieu. Cette littérature représente la croyance et les avis des Ébionites et elle est dirigée contre Paul de Tarse et sa théologie. Pour eux le vrai christianisme est une réparation de la religion monothéiste originelle qui a été révélée par Dieu depuis le début de la création. 1

Littérature

1    P. Schaff, History of the Christian Church, chap. 11 : The heresies of the ante-Nicene age, § 114, The Pseudo-Clementine Ebionism, Internet : http.ccel.org/s./schaff/history/2_ch11.htm.
2       Shlomo Pines, Theo Hewish Christian of thé early centuries of Christianity according to a new source.
Die Grundschrift-Theorie, Internet: www.barnabas-evangelium.de/die –grundschrift-theorie/.
3       Catholic Encyclopedia: Clementines.
4      E. Meyer, Ursprung und Anfänge des Christentums, Vol. II, S. 599-601, Phaidon Verlag, 1923.A Dictionary of Christian Biography and Literature, edited by Henry Wace and William Piercy. London: John Murray, 1911. Hippolytus, IX 14-17. Epiphanius, 19 and 58.